catherine mandarine


le festival d’été de québec, édition 2008. une pure réussite

en cette année du 400e de la ville de québec, les organisateurs ont mit le paquet. des rénovations ici et là, des cadeaux, des feux d’artifices, des spectacles grandioses. et le festival d’été de québec, en sa 41e édition, n’a pas fait exception à la règle. on annonçait de gros noms: coldplay, yes, charles, aznavour, akon, wyclef jean, feist, linkin park, fergie, van halen, mes aïeux, etc. après le désistement de fergie, de yes et de coldplay (à mon grand chagrin pour le dernier groupe), la déception planait quelque peu dans l’air. mais il est clair, à en juger par les statistiques, que la popularité de l’événement culte ne s’est tout de même guère fait tarir. la vente de macaron a vivement dépassé le nombre plannifié au départ, au grand désarroi des organisateurs, qui ont dû se faire livrer en vitesse une autre cargaison de bracelets journaliers, nouveauté pour cette année, question de limiter la fraude.

 

moi, j’ai assisté à quelques spectacles, mais j’en ai manqué plus d’un auquels je tenait, comme charles aznavour et nofx. stars et feist, au parc de la francophonie a été une véritable fête. le groupe de soft rock romantique stars nous a adoucit avec ses ballades et ses hymnes à l’amour et à la vie, tout en nous lançant des fleurs. les chansons your ex lover is dead, calendar girl, ou set yourself on fire on rendues le public fébrile. feist, la charmante et sympathique chanteuse, connue pour sa chanson 1234, entres autres, nous a tous conquit en cette soirée du 5 juillet. déjà que je l’admirais et que j’appréciais franchement sa musique, elle m’a fait frissonner avec ses douces ballades tout droit sorties de son coeur, comme the water ou so sorry et ses chansons plus dynamiques, comme my moon, my man, mushaboom ou i feel it all.

 

le 7 juillet, je suis allée sur les plaines voir flower power, groupe du québec qui fait des reprises des succès des années hippies et du mouvement peace and love. allant de california dreaming de mamas and the papas, à revolution des beatles, aux doors, en passant par pink floyd, les rolling stones et bob dylan. même si je n’était pas née, l’énergie d’un temps de révolution, de manifestations, de musique psychédélique m’a parcourue et j’ai adoré l’expérience.

 

j’ai également assisté au spectacle de bonjour brumaire et dumas, au pigeonnier encore une fois, ce fut une soirée magique. je ne connaissais pas bonjour brumaire, mais j’ai été renversée par leur simplicité et leur talent. bien que le public était peu nombreux, la prestation intime fut excellente. dumas, quand à lui, ouf! je ne connaissais que peu son répertoire. mais la folie, l’énergie et le dynamisme singulier dont il a fait preuve m’ont complètement mise par terre. moi qui pensait que dumas n’était qu’un chanteur de musique douce pour matantes, j’ai reçu l’une de ces gifle! runnings blancs aux pieds, il s’est démené toute la soirée pour nous faire vivre une superbe expérience, mais il n’avait même pas à le faire, c’était conquis d’avance. le public était à ses pieds! avec fougue et intensité, il nous a interprèté ses chansons les plus aimées, comme les secrets, j »erre, vénus, au gré des saisons, alors alors, ou tu m’aime ou tu ments. à couper le souffle, tout simplement.

 

finalement, je me suis gâtée en m’offrant une soirée punk à souhait, avec les français guerilla poubelle, xavier caféïne et les vulgaires machins. l’atmosphère était gonflée à bloc, révoltée. xavier caféïne vint réchauffé la place déjà brûlante avec ses chansons pop-rock. les notes de la fin du monde fut bien des heureux. quant aux vulgaires machins, qui détiennent un public fidel et adhèrant à leur cause, l’heure était aux retrouvailles. puit sans fond, aimer le mal, cocaïnoman, être un comme, compter les corps furent, pour ne nommer que ceux-ci, des hymnes dénociateurs entonnés en coeur par les fans, poings en l’air, révolte dans les yeux. on sentait un fort goût de justice.

 

bref, mon expérience personnelle de cette année fut mémorable. pour 20$, j’estime que ce n’est pas cher payé pour tant de diversité et de qualité.

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