catherine mandarine


la dispariton d’heath ledger: le piège tendu des médias

 

 

n’est-ce pas des plus aberrant de se réjouir de la mort d’un individu? le cas heath ledger, un voile de fans dévastés qui cache en fait une montagne de show-business people frénétiques se lançant dans une course effrénée contre la montre. le but ? donner l’information les premiers au monde entier ! mais pourquoi pas ? après tout il ne s’agit que d’une vie qui vient de s’éteindre. Et à un si jeune âge ! c’est si imprévisible ! l’argent rentrerai si vite, les magasines se vendraient si bien ! quelle honte tout de même ! lorsqu’il s’agit du décès d’une star, on en oubli que c’est une personne normale, ayant une famille, des amis. ledger avait une jeune bambine de 2 ans nommée mathilda, qui devra maintenant vivre sans la présence de son père, une famille à perth, en australie, une carrière prolifique en avant de lui. on ne souligne pas ses rôles mémorables, interprétés de façon unique. un père de famille maladroit dans i’m not there, de todd haynes, un cowboy homosexuel sérieux et mal dans sa peau dans le mythique brokeback mountain, le projettant d’ailleurs en liste pour un oscar et le poussant instantanément dans la cours des grands, sous les projecteurs éblouissants, de l’amoureux poète et héroïnoman dans candy, du charmeur adolescent dans 10 things i hate about you,ou du joker sans précédent dans la grosse production the dark knight, de christopher nolan. c’était un homme des plus sensibles, intelligents, doués, qui n’était pas à la recherche de succès populaire, il ne souhaitait qu’exercer la profession qu’il aimait. il n’était pas du tout charmeur et imbu de lui même, au contraire, il démontrait une timidité extrême et il semblait mal dans sa peau. mais non ! se n’est surtout pas ce qui nous intéresse, nous fait baver. c’est plutôt sa liaison douteuse avec mary-kate olsen, ou sa consommation louche de médicaments et de drogues.non. non. moi je vous l’affirme, il n’avait pas juste sa belle gueule d’attrayante, son immense talent à lui seul valait le coup de s’attarder. et c’est sur ce point que j’ai tant de mal à accepter sa disparition prématurée. c’était un acteur prometteur, qui avait un avenir chargé de promesses. et c’est de ça qu’on devrait se souvenir.